Un Secret Bien Gardé

Philippe Thieyre
Nineteen #19
Un Secret Bien Gardé

Quand on y pense, on dirait que John Martyn a toujours été là, son litre de rouge à côté de lui, sa mine joufflue en bandoulière et sa guitare sur les genoux. Sa guitare surtout, et ces chansons qu'à eux deux ils distillent disque après disque, concert après concert. Il serait peut-être temps de lever le voile.

John Martyn est inclassable. Ce n'est pas un loser et il n'a rien du poète maudit. Reconnu depuis bientôt vingt ans comme un grand par une bonne partie des musiciens anglais, il est resté un habitué du circuit des pubs et des universités, des petites salles et des petites audiences (à peine cent personnes il y a deux ans au Palace), même si en Angleterre, ses premiers enregistrements commencent à devenir difficiles à dénicher. Pas d'image, une désespérante absence du look qui fait la star ou le perdant magnifique. Pas de catégorie musicale non plus, où l'enfermer, le confiner; Martyn n'est jamais entré dans les charts et, pire que tout, il donne l'impression de s'en foutre, même quand il est poussé par des pairs célèbres (Phil Collins ou Stevie Winwood). Tout ici est dans la musique. Une défonce musicale tous azimuts. Ni barrière, ni chapelle. L'itinéraire de John Martyn est celui d'un passionné de toutes les musiques et du mélange de tous les styles: rock, jazz, reggae... Textes éructés d'une gorge enflammée, ou murmurés dans de paisibles ballades, accompagnés par cette guitare omniprésente et toujours surprenante. Comme pour un Gene Vincent ou un Morrison, l'essentiel c'est de vivre sa passion du rock, quel qu'en soit le genre ou le rythme choisi, de s'écorcher à la recherche du cri suprême, de se mettre à nu dans la violence de la performance.

scan from the mag..65, 66, 67. La scène folk anglaise subit de plein fouet la double influence des bluesmen noirs et des folksingers américains, d'une part, et notamment de Dylan, qui vient de s'électrifier et dont les chansons figurent au répertoire de tous les groupes et artistes débutants, des Ecossais et de la musique traditionnelle d'autre part. Donovan en est le représentant le plus célèbre, mélangeant ses adaptations de Dylan à la musique et à la poésie celtique de ses origines écossaises. 67, l'année de la sortie du premier John Martyn, est une date importante pour le folk anglais, celle qui marque la naissance dans l'ile d'un courant folk-rock original qui s'exprime dans des groupes comme Fairport Convention ou Pentangle, des disques comme le Mellow Yellow de Donovan ou le Bedsitter Images d'Al Stewart. Parallèlement, c'est aussi la grande époque du psychédélisme, avec la sortie du premier Pink Floyd, de Sergeant Pepper, d' Are You Experienced et de Satanic Majesties, en même temps que les débuts du British Blues Boom qui voit la formation de Fleetwood Mac et la sortie du premier Lp de Savoy Brown.

Ayant débuté dans le circuit classique des chanteurs folk, celui des pubs et des universités de province, s'accompagnant à la guitare acoustique, Martyn qui, comme Donovan, AI Stewart, John Renbourn ou Bert Jansch, est né en Ecosse (Glasgow, 1948), débarque donc dans un Londres en pleine effervescence. Il joue quelques temps en trio avec Renbourn et Jansch, les futurs guitaristes de Pentangle (pas de trace discographique de cet épisode à ma connaissance), mais, en 67, c'est en solo qu'il signe chez Island et sort son premier album sur le célèbre label rose. London Conversation voit ainsi le jour en même temps que le premier Traffic et le Lp d'Art, un intermède dans les aventures de Mike Harrison entre V.I.P's et Spooky Tooth. Pas très novateur, le disque offre un folk-blues acoustique très classique pour l'époque, avec l'inévitable reprise de Dylan (Don't Think Twice) et le traditionnel de service (Cocain); mais, d'emblée, on remarque le jeu de guitare, superbe, et la frappe sèche et puissante. L'année suivante, The Tumbler parait, dans la même veine, avec en prime cette fois-ci, quelques incursions jazzy cautionnées par la présence du flûtiste Harold McNair, un jazzman habitué des sessions blues-rock du moment (Alexis Korner, Steamhammer...). A la production, AI Stewart inaugure à ce poste une série de chanteurs anglais à succès qui verra défiler, au fil des disques, Winwood, Collins et, dernier en date, Robert Palmer.

En 1969, John se marie. Avec Beverley, une folkeuse qui a deux 45t. à son actif. Le couple se prolonge alors en un duo, dont l'activité se limitera à deux disques, encore que Beverley fasse de nombreuses apparitions sur les albums ultérieurs de son époux. Stormbringer, enregistré aux USA avec Paul Harris -futur Manassas- Harvey Brooks, Billy Mundi et Levon Helm, le batteur du Band, est un bon disque de folk-rock, un peu électrique, un peu jazz, un peu country, mais certainement pas, comme c'est souvent le cas avec ces réunions de bons techniciens de studio, une œuvre inoubliable. Road To Ruin en revanche, paru en 70, marque les prémisses d'une nouvelle orientation, plus originale, par la création de climats particuliers à chaque morceau et par l'ouverture vers des horizons nouveaux: l'utilisation du sax (Dudu Pukwana, Ray Warleigh) et la voix de Beverley, à la manière de Grace Slick à la grande époque de l'Airplane, sur Primrose Hill ou le très planant Auntie Aviator. Beverley, hélas, s'arrête bientôt pour pouponner. Pour John, les années d'apprentissage dans un territoire balisé, reconnu, sont terminées. Laissé seul, libéré de toute contrainte musicale, il va pouvoir développer les possibilités encore en grande partie inexplorées de sa guitare et de sa voix dans un fabuleux triptyque: Bless The Weather, Solid Air, et Inside Out, auxquels il faudrait aussi ajouter le témoignage scénique de Live At Leeds.

Bless The Weather sort en 1971. Peut-être, aujourd'hui encore, mon disque préféré, avec en couverture, un John Martyn en Christ, pochette étonnante, bizarrement prémonitoire des difficultés qu'il va rencontrer pour se faire reconnaître sans quitter les sentiers peu fréquentés qui sont les siens. Aux ballades acoustiques très pures et éthérées (Go Easy, Let The Good Times Roll, Head And Heart), réminiscences des albums anciens, avec la participation de Beverley aux harmonies vocales, aux blues revisités et cahotiques (Sugar Lump, Back Down The River, Walk To The Water) succède le délire électrique de Glistening Glyndebourne, le disque s'achevant sur une version très courte, presqu'a cappella, joyeuse et poignante de Singing In The Rain. Les guitares acoustiques et électriques, celle de John et celle de Richard Thompson, et la basse de Danny Thompson, l'ancien Pentangle qu'on retrouvera sur tous les disques jusqu'à Grace And Danger, sont omniprésentes, tissant des trames que vient transpercer la voix dans des alternances de violence et de chaleur. Un album extraordinaire, passé complètement inaperçu lors de sa sortie, surtout en France, mais qui a conservé intacte toute sa force.

Plus orienté blues-rock, avec une reprise hallucinée du morceau de Skip James I'd Rather Be The Devil, et des originaux comme Easy Blues ou Man In The Station, Solid Air développe un son lourd, dur, une tension presque dramatique. Des guitares saturées, gorgées d'électricité et de coups, une voix rauque, à la limite du cri ou du murmure au gré des mélodies, soutenant ou brisant les rythmes à la manière d'un instrument supplémentaire, alternant le calme et une violence hypertendue, définissent alors le John Martyn Sound. On a constamment le sentiment d'une musique au point de rupture, prête à exploser, mais finalement détournée d'une façon toujours inattendue. Pour les fans de Martyn, l'album fait souvent référence. C'est aussi son plus gros succès, même si les ventes restent très loin des sommets. Inside Out qui lui succède est par contre quelque peu ignoré et, souvent à tort, mésestimé. Peut-être parce qu'il est le disque le plus expérimental et le plus instrumental de John, explorant sans retenue tous les aspects du jeu'de guitare et de ses dérivés (bouzouki), particulièrement pendant les deux longues plages de chaque face (Outside In et Make No Mistake), s'orientalisant parfois (Lookin' On), Eibhli Ghail Chiuin Ni Cherbhaill). Mais malgré quelques longueurs, il reste un très bel album, avec la participation de Stevie Winwood et de Chris Wood à l'époque tous deux dans Traffic.

Est-ce un hasard si ces trois disques qui sont, avec Live At Leeds (une autoproduction vendue uniquement par correspondance par Martyn lui-même depuis son domicile du Sussex. Le premier pressage de 10.000 exemplaires sera épuisé en quelques semaines) et l'album suivant Sunday's Child, les plus aventureux et les plus innovateurs de ses disques, ont été produits par Martyn lui-même qui a semblé vouloir s'accorder ainsi une totalité de création. Le live, dont le mode de distribution inhabituel se fit quand même avec l'accord et le soutien d'Island, reprend essentiellement, en version publique, des morceaux de Solid Air (Man In The Station, et une très longue version de I'd Rather Be The Devil 1). Un album intéressant, encore que la qualité assez moyenne de l'enregistrement ne reflète qu'imparfaitement la force des concerts de l'intéressé, sans doute les plus excitants et les plus surprenants que j'ai jamais vus, avec ceux d'un Ry Cooder ou d'un Eric Burdon période War. Qu'on soit dans un petit club, un pub ou une fac, c'est un gros bébé joufflu qui débarque sur la scène, seul avec sa guitare acoustique (ou du moins parait telle) et sa bouteille de vin -une au minimum- ou parfois accompagné de Danny Thompson et de sa basse. Une vague inquiétude gagne alors ceux qui, comme moi, n'aiment guère le folk feu-de-camp, pas plus que les démonstrations à la "regarde comme je joue bien", ou le "si j'avais voulu, j'aurais pu être un guitariste classique". Bien à tort. Dès les premières mesures, tout est balayé, c'est l'explosion. Hendrix et le Jeff Beck des Yardbirds et de Beck Ola sont cachés là, quelque part dans cette guitare en réalité tout ce qu'il y a de plus électrique, et ses petites pédales jusque là invisibles aux pieds du bonhomme. Deux heures de traitement de choc plus tard, on ressort tétanisé, frissonnant et transporté par la violence de cette musique, aussi épuisé que le chanteur dont la gorge se gonflait, rougeoyait, au bord de l'asphyxie et de ses capacités, tendu à ses limites extrêmes dans les ballades comme dans les rocks ou le blues. Rien d'une suite de "tubes" consciencieusement alignés et exécutés sans défaut; un concert de rock, un vrai.

Ces dernières années, par exemple lors de ses deux passages parisiens de 82 et 83, Martyn a surtout tourné avec une formation plus étoffée (un ou deux batteurs, claviers, basse, et lui-même à la guitare électrique) mais on retrouvait toujours la même puissance, intensifiée peut-être davantage par le volume sonore accru, et toujours cette impression qu'il donne de jouer et de chanter comme si c'était la dernière fois, comme si rien n'avait été pré-établi, comme s'il n'y avait pas d'ordre et que tout, à tout moment, pouvait basculer dans une direction ou dans une autre. Un deuxième album live, Philentropy, excellent tant au niveau du choix des morceaux qu'à celui du son, bourré de guitares et de percussions (deux batteurs, et Ronnie Leahy, un ancien Stone The Crows, aux claviers), un peu à la manière d'un early Santana sous speed, est sorti en Angleterre en 83 sur un label inconnu, IDS, et il restitue bien cette ambiance des dernières tournées.

Mais revenons en 75. Sunday's Child est le huitième disque de John Martyn, album charnière, mélange de folk traditionnel réadapté (Spencer The Rover, Satisfied Mind), de longues ballades que porte une guitare aérienne (Call Me Crazy), de rythmes syncopés (Root Love). L'utilisation des synthés sur certains titres préfigure ce que seront les disques à venir et la collaboration avec Winwood. Et pour clore le chapitre, un pur joyau, 1'51" d'un rock'n'roll monstrueux à la Tony Joe White: Clutches. Jusqu'alors, Martyn a passé très peu de temps dans les studios, privilégiant plutôt, à la manière de ces bluesmen noirs qu'il admire, l'énergie brute et l'excitation du moment. Sans doute aussi par manque de moyens financiers. Mais à partir de One World, tout change. Pour ce nouvel album en effet, il reste plusieurs mois en Jamaïque, s'imprégnant de rythmes antillais (Big Muff est écrit en collaboration avec Lee Perry), avant de revenir enregistrer à Londres avec la complicité de Stevie Winwood, présent sur presque tous les titres au piano, au moog ou aux synthés. La même année du reste (77), Winwood sort son premier album solo, produit par Chris Blackwell dans un climat et un son très proche de One World: longues plages ondoyantes, fusion de divers courants musicaux, rock, reggae, jazz. Est-ce à cause des louanges unanimes de la critique anglaise, et même, pour une fois, française, ou bien plus prosaïquement, pour récupérer l'argent investi dans la production? Toujours est-il que pour la première fois Island consent un effort de promotion. L'audience de Martyn s'élargit, en même temps que grandit sa notoriété.

Grace And Danger, l'album suivant, ne sortira pourtant que trois ans plus tard. Phil Collins est à la batterie et le disque apparaît encore plus imprégné de Jamaïque (une extraordinaire version du classique Johnny Too Bad, un reggae laminé par la guitare électrique), plus sauvage et plus agressif que le précédent. Plus ténébreux aussi (Some People Are crazy, Sweet Little Mystery). Tous les registres de la voix sont utilisés dans une alternance de tempos lents et rapides. Un son lourd, oppressant, se développe dans des titres comme Hurt In Your Heart, Lookin' On, Baby Please Come Home. Grace And Danger est un disque parfait, sans faiblesse, angoissant et envoûtant, dominé par ce Johnny Too Bad sublime.

Bless The Weather, Grace And Danger. Six albums (si l'on excepte le live), six chefs d'oeuvre. En dix ans. Tous les grands courants qui traversaient le premier de ces disques ont été explorés jusqu'à leur aboutissement. Devenue électrique, la guitare donne toute leur force et tout leur sens à ces albums, soutien parfait pour l'évolution de la voix sur des textes qui racontent l'amour, la musique, le voyage, l'alcool... La rupture est donc grande en 1981 quand Martyn quitte Island pour WEA et enregistre Glorious Fool sous l'impulsion d'un Phil Collins devenu omniprésent, de la production aux synthés, de la batterie aux choeurs. Le résultat est une tentative d'approche plus commerciale, presque de la musique de boite. On note la présence de Max Middleton aux claviers et d'Eric Clapton venu jouer les guest-stars sur Couldn't Love You More, un remake d'un morceau de One World. Dans cette superproduction à la saveur un peu forte, l'originalité de l'Ecossais a tendance à se noyer, même si le disque fait plutôt bonne figure face au reste de la production ambiante. Un deuxième album pour le nouveau label le suit bientôt. Well Kept Secret, sans Collins, est de la même veine que son prédécesseur, racheté quand même par une très bonne deuxième face funky. Heureusement, si les disques studio de la période laissent toujours un peu l'auditeur sur sa faim, Philentropy vient rappeler que, live, l'homme est toujours aussi excitant, son jeu de guitare plus formidable que jamais.

scan from the mag..Fin 84, c'est le retour au bercail, les retrouvailles avec Island, et avec la production maison, avec la complicité de Robert Palmer. L'enregistrement de Sapphire s'effectue à Nassau, paradis des vieilles gloires anglaises: une musique prenante, superbe et tranquille, des vocaux rocailleux et profonds (une belle reprise de Over The Rainbow), mais l'impression reste mitigée et on ne peut s'empêcher de regretter l'aseptisation du son et l'absence d'aventure. Comme si la présence envahissante d'un accompagnement par trop important étouffait la guitare, l'empêchait de s'exprimer. Même l'appoint d'un deuxième guitariste (Barry Reynolds, ancien collaborateur de Marianne Faithfull et vieux routier de la scène anglaise) ne convainc pas vraiment. Comme souvent dans le rock, une reproduction trop riche nuit plus qu'elle ne séduit, détruisant ce que l'homme peut avoir de force et de violence dans la simple nudité d'une voix mise en avant, d'un instrument qu'on sent tenu par les tripes (voir ce qui est arrivé à Moon Martin, englué dans la soupe après trois disques superbes). Paradoxe, Sapphire est pourtant encensé par la critique qui semble vouloir ainsi se dédouaner de quinze ans d'indifférence vis à vis d'un John Martyn jugé non commercial, et de sa propension à glorifier le néant dans une millième interview d'un Jagger ou d'un Billy Idol.

Reste donc pour l'instant la scène, où tout retrouve sa dimension. Martyn sait s'y montrer encore enflammé et imprévisible, défoncer ses cordes vocales et cogner aussi fort ses six cordes, lorsqu'il veut bien se donner la peine de sortir de sa réserve écossaise. Après vingt ans de pérégrinations musicales et une quinzaine de disques, tout avec lui est encore surprenant, les morceaux, les musiciens, les instruments... C'est là que résident la force et l'esprit du rock. Et c'est aussi là que se retrouvent, quel que soit leur âge, quel que soit leur rythme, des Hound Dog Taylor, des Mickey Jupp, des Cramps, des Blasters, des Ry Cooder, des Roky Erickson, des Joe Jackson, des Plimsouls... et des John Martyn.

Philippe THIEYRE

1 muffnote: Wrong, this was Outside In.


DISCOGRAPHIE

• 45 Tours:
- John The Baptist/ Sweet Honesty (Island, 1970, avec Beverley)
- May You Never/ Just Now (Island, 1971)
- Over The Hill/ Head And Heart (Island, 1977)
- Dancing/ Dealer (Island, 1978, version inédite en face-B)
- Johnny Too Bad/ Johnny too bad, new version (Island)
- Sweet Little Mystery/ Johnny Too Bad (Island, 1981)
- Please Fall In Love With Me/ Don't You Go (WEA, 1981)
- Hiss On The Tape (live)/ Gun Money (WEA).
• Albums:
- London Conversation (Island, 1967)
- The Tumbler (Island, 1968)
- Stormbringer (Island, 1970)
- Road To Ruin (Island, 1970)
- Bless The Weather (Island, 1971)
- Solid Air (Island, 1973)
- Inside Out (Island, 1973)
- Sunday's Child (Island, 1975)
- Live At Leeds (vendu par correspondance en accord avec Island 1975)
- So Far, So Good (Island 1977, compilation de titres de 71 à 75)
- One World (Island, 1977)
- Grace And Danger (Island, 1980)
- Glorious Fool (WEA, 1981)
- Well Kept Secret (WEA, 1982)
- The Electric John Martyn (Island, 1982, compilation de titres de 73 à 80, comportant des mixages différents et des versions 45t.
- Philentropy (Body Swerve/ IDS, 1983)
- Sapphire (Island, 1984)
• Divers:
- Discover The Lover (live), sur la compilation Over The Rainbow (Chrysalis)
- On retrouve John Martyn sur l'album solo de Paul Kossoff Back Street Crawler (Island, 1973), et sur les disques de Bridget St John, Ask Me No Questions (Dandelion, 1969), Songs For The Gentle Man (Dandelion, 1971) et Thank You For (Dandelion, 1972). Peut-être aussi sur Jumble Queen (Chrysalis, 1974) mais je n'ai jamais réussi ne serait-ce qu'à voir le disque.


muffnote:
Nineteen was a threemonthly magazine published in Toulouse, France (ISSN 0757-1984). This issue originally cost FF 35. For subscribers a flexidisk by Bruce Joiner & The Plantations was included.

scans kindly provided by Michel Warenghem